La paroi
L'argile emmagasine la chaleur et la rend lentement. C'est elle qui cuit, pas la flamme.
Cuisine indienneFeu de tandoorParis
Le tandoor ne se règle pas : il se lit. On y plonge le bras, on colle la pâte contre l'argile, et la braise décide du reste.
L'argile emmagasine la chaleur et la rend lentement. C'est elle qui cuit, pas la flamme.
Yaourt, gingembre, ail, épices entières grillées puis broyées. Le temps fait le travail avant le feu.
Quelques minutes suspendues au-dessus des braises. Trop court, c'est cru ; trop long, c'est sec.
Collé contre l'argile, gonflé en trente secondes, marqué de cloques noires.
Marinade au yaourt et aux épices grillées, saisi à la broche jusqu'à l'arête brûlée.
Lentilles urad cuites très longtemps, montées au beurre. Le plat le plus lent de la maison.
Passés au feu vif jusqu'à ce que les arêtes croustillent, relevés au cumin et au citron noir.
Le plateau martelé garde la chaleur et refuse la mise en scène : les petits bols arrivent ensemble, on mélange soi-même.
Les épices sont grillées le matin, broyées juste avant le service. Ce qui se démode le plus vite dans une cuisine indienne, c'est une poudre ouverte depuis trois semaines.
Murs charbon, une seule lampe de laiton par table, et le magenta d'un bougainvillier qui déborde du mur. On voit ce qu'on mange, et rien d'autre.
Le bruit de la salle vient du tandoor, pas de la musique.
Site de démonstration : les coordonnées d'un établissement réel ne peuvent pas être inventées.
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